J'emprunterai à B-A.G, un théorème qui a fait fureur chez les anglo-saxons dans les années 80-90 car parfaitement applicable aux économies telles que la nôtre. Ce théorème fait force de loi encore aujourd'hui. Appliqué aux personnes en pré-handicap face à la CPAM, il devient un pilier des plus solides.
Le théorème I²C² est d'autant plus intéressant qu'il s'adapte parfaitement à notre blog.
- Théorème I²C² (prononcez I carré C carré) :
- Ignorance
- Incompétence
- Corruptibilité
- Corruption
Explications & précisions :
- l'ignorance - si elle n'est pas organisée - d'un fait, au moment où il se passe, ne peut être repprochée à un individu tant qu'il n'aura pas été informé de ce fait. Le lui imputer alors qu'il est réellement ignorant serait entrer dans un registre cinématographique tel que "Minority Report".
- l'incompétence commence dès l'instant où la personne n'est plus dans l'ignorance parce qu'ayant été informée directement indirectement, ou par ouïe-dire. Il lui appartient alors de choisir entre action et inaction. Toute une génération de cadres et de dirigeants a été bercée par ce mythe : "Attendez et laissez le temps pourvoir à votre problème".
- Lorsqu'il publie ses premiers travaux, B-A.G démontre qu'une personne physique ou morale n'opposant aucune force à un problème, amplifie le problème dans 35% des cas.
- Il va jusqu'à démontrer que l'évolution de la Société confirme cette règle pour toutes les structures qui ont une activité ultra-réactive par essence (Matières Premières, Bourses, l'Internet naissant). Dans ce cas, l'inaction amplifie le problème dans 67% des cas. L'avènement de l'Internet naissant est un des nouveaux paramètres que renforce alors ce théorème.
- L'auteur considérant que le facteur temporisateur de toute incompétence sera l'informatique capable face à une action inapropriée de corriger, en temps réel, tous les facteurs d'incompétence. (Sur le papier l'argument est très judicieux et sûrement fait rêver nombre de chefs d'entreprise soucieux du 0% de perte de production. Mais, aujourd'hui l'argument, est devenu très discutable puisqu'incompétences, corruptions etc. se cachent derrière " c'est à cause de , c'est de la faute de ... l'informatique". AC).
- la corruptibilité ou "auto-corruption" c'est agir, tout seul, dans son seul intérêt, en faisant ou ne faisant pas quelque chose permettant d'accomplir une tâche suivant des règles données.
- Exemple tiré d'un fait divers réel : un commercial, pour toucher des primes, remplit des bons de commande à partir de noms gravés sur des monuments aux Morts. La société employant cet "indélicat" va enregistrer les excellents - mais néanmoins fictifs - résultats de ce commercial ; va l'émission de salaires, de primes et une reconnaissance inappropriée à cet individu qui, parce qu'il est intelligent, aura quitté l'entreprise avant qu'elle n'ait pu se rendre compte de l'escroquerie.
- L'auteur note aussi un fait important à souligner : la corruptibilité n'entraîne pas forcément une auto-rétribution. Cela peut être tout simplement la faiblesse humaine d'un moment (dont le plaisir est immédiat).
- Il ajoute que dans le cadre de l'Armée, le principe de la réaction immédiate (mitard) à tout acte de corruptibilité (ne pas faire son travail correctement) diminue de manière radicale la corruptibilté et l'abaisse à un taux inférieur à 3%.
- Selon lui, tout acte de corruptibilité entraîne toujours un acte de corruption dont est victime l'auteur de la corruptibilité. Elément toujours vérifié depuis le moment où l'Humanité s'est codifiée en sociétés.
- la corruption est la perversion ou le détournement d'un processus ou d'une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d'obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d'obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance.
Entre le point 3 et le point 4,
existe une très très fine frontière dont les Tribunaux sont seuls à faire la différence :
- La corruptibilité n'a qu'un acteur.
- La corruption en a, par obligation, au moins deux.
L'auteur signale aussi que si la corruptibilité et la corruption peuvent s'appliquer à toutes les couches sociales :
- l'Histoire a toujours démontré que c'est toujours par le pouvoir en place d'une société (au sens générique), que
- corruptibilité et corruption s'installent gangrénant tout un système depuis le haut de la pyramide jusqu'aux couches sociales les moins aisées. Atteintes, le terme "démocratie économique" n'a plus sa raison d'être dans la société en question.
- Tant qu'un pays se porte bien le taux de corruptibilité et de corruption n'est pas exponentiel , il est régressif ou stagnant.
- C'est dès l'instant où l'économie est mise en difficulté, que les actes de corruptibilité et de corruption sont exposés au grand jour, que les sanctions tardent à venir ou ne viennent jamais, les couches sociales inférieures vont, l'une après l'autre, se dire "pourquoi pas nous ?
L'auteur, B-A.G, termine ainsi :
- (...) depuis la Révolution industrielle, toutes les analyses effectuées, a posteriori, des plus grandes catastrophes humaines, économiques ou sociales (guerres, crash boursiers,...) démontrent
- (...) qu'à un moment ou à un autre ceux qui avaient le pouvoir de bloquer telle ou telle décision ou telle ou telle attitude ne l'ont pas fait. Pour convenances personnelles.
- (...) que ceux qui en avaient le pouvoir n'appartenaient pas aux Pouvoirs décisionnels d'une société, mais en faisait partie.
- (...) des décisions jugées mineures et sans intérêt par les pouvoirs ont été prises parce qu'une minorité d'individus avait décidé "qu'on ne passerait pas". Le Pouvoir s'est adapté.
Mon théorème ne fait que confirmer cela de manière technique et empirique
Maintenant, à vous de travailler en appliquant ce théorème aux cas dont vous avez connaissance, et faites-moi part de vos remarques.
N'hésitez surtout pas, cela me fera plaisir de vous lire
Vous êtes la solution.
Dites le :
Je suis la solution
lien raccourci de cette page (http://minu.me/c1jq)
